• Cécile Epchtein

Quelle alimentation pour développer sa santé ?



Ah, manger ! Quel plaisir !


Et quel casse-tête aussi !

Gluten, sans gluten ? Viande, pas de viande ? Dessert, ou pas ? Café, thé, infusion ? Régime cétogène ? Régime Seignalet ? Régime Paléolithique ? Foodmaps ? Combien de calories ? Quelle quantité de ceci ? Quelle quantité de cela ?

Et les régimes et informations disponibles aujourd'hui sont si nombreuses qu'il devient bien difficile de s'y retrouver...


Alors reprenons un peu notre fameux "bon sens paysan" !

D'abord, il faut bien comprendre qu'il existe une part de vérité dans toutes les théories alimentaires, et que chaque "régime" qui a fonctionné, même sur une personne, même pour une durée limitée, s'appuie sur une idée intéressante.

Le problème, c'est qu'il manque à toutes ces hypothèses une compréhension globale du mécanisme physiologique de la digestion, et du fonctionnement de l'être humain...


Reprenons donc tout ça étape par étape :

- Comment fonctionne notre système digestif ?

- Quels aliments sont spécifiquement adaptés à l'homme ?

- Existe-t-ils des tolérances ? Que peuvent-elles apporter ?



1) Comment fonctionne notre système digestif ?


Repartons du début :

- L'homme appartient au règne animal : c'est un mammifère, qui possède des instincts (survie, reproduction, sociabilisation), et des besoins primaires partagés par tout ce qui vit, respire et bouge : manger, boire, éliminer, bouger, respirer, être touché, entouré et choyé.

Ça, a priori, tout le monde est d'accord là-dessus. C'est après que les discussions se corsent ;)

- Chaque animal possède un système digestif et des caractéristiques physiques spécifiques, qui lui permettent de tirer profit des aliments qui ont été prévus pour lui (par qui, c'est un autre débat !). Ainsi, un carnivore possède griffes et dents efficaces pour attraper et déchiqueter sa proie, ainsi que des reins puissants produisant l'ammoniaque nécessaire à la dégradation de l'acide urique produit par la digestion de la viande ingérée.

Il paraît donc logique d'imaginer que l'homme doit avoir été construit sur le même principe.

- L'homme possède des intestins très longs, un estomac acide, des reins plutôt faibles, des ongles relativement fins et fragiles, des dents peu tranchantes. Il est par contre très mobile, endurant, et a la particularité d'avoir un pouce opposable qui lui permet des gestes de préhension d'une grande précision.

- Cette description l'éloigne très clairement de la catégorie des carnivores, qui de plus consomment leur proie en entier, sang, os et cartilage inclus, et crus. D'ailleurs, si vous mettez un lapin vivant à côté d'un enfant normal qui a faim, il y a fort à parier qu'il oubliera sa faim pour lui faire des caresses...

- Les granivores possèdent un jabot germoir, qui leur permet de débarrasser graines et céréales des inhibiteurs de croissance qui leur permet d'attendre les conditions idéales pour se mettre à pousser. A ma connaissance, l'homme n'en possède pas. A ma connaissance toujours, l'homme n'expulse pas non plus aussi souvent ses selles (jusqu'à 50 fois par jour) !

- Les herbivores, comme la vache, sont équipés de plusieurs estomacs pour dégrader les fibres très dures des végétaux. Là, en général, dans notre esprit, la question ne se pose pas : nous ne sommes pas des herbivores ; nous ne leur ressemblons pas, et notre système digestif non plus (pas plus que nos dents, nos selle, ou quoi que ce soit d'autre !)

- Que reste-t-il ? Les frugivores, comme les grands singes par exemple. Leurs intestins sont longs, leurs dents peu pointues, leurs reins assez faibles. Ils sont mobiles, endurants.

Vous voyez où je veux en venir ?

Il ne s'agit pas pour l'instant de savoir si' vous avez envie de vous passer de ceci ou de cela, s'il y a quand même des avantages à... Non, juste de repartir du bon sens pour voir déjà comment nous sommes équipés...

- Derniers constats intéressants : l'homme est le seul animal qui cuit sa nourriture... Et la majorité de ce qu'il consomme cuit serait néfaste pour son organisme sans cette transformation... C'est aussi le seul à continuer à consommer du lait après avoir été sevré (produits de plus par une autre espèce que la sienne)...



2) Quels aliments sont spécifiquement adaptés à l'homme ?


Bah oui, on mange quoi alors, allez vous me dire ?

Ce que vous voulez ! :)

Mais si vous voulez respecter votre constitution, il y a des aliments à privilégier :

- fruits crus, juteux (pêches, poires, melons...), acides (ananas, agrumes..), sucrés (dattes, pruneaux...), gras (noix, avocats...), fruits séchés, baies...

- légumes crus (racines, feuilles)

- algues, champignons

- œufs, coquillages, fromages frais de chèvre ou brebis

- huiles de première pression à froid

Ces aliments sont riches en vitamines, minéraux et enzymes, qui aident à la digestion.

Les fruits et légumes crus sont beaucoup moins riches en vitamines et minéraux, mais ne sont pas encrassants pour l'organisme.

Tout ce que vous consommez d'autre va produire des toxines supplémentaires, que votre organisme essaiera d'évacuer, d'où une dépense énergétique accrue.





3) Existe-t-ils des tolérances ? Que peuvent-elles apporter ?


Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le régime spécifique à l'homme constitue un idéal, qui comblerait tous nos besoins si nous vivions encore dans un environnement idéal. Mais il est évident, aujourd'hui que cet environnement n'existe plus : pollution de l'aire, de l'eau, excès de travail, manque de chaleur et de lumière naturelle, ondes en tous genres...

Du coup, on va rajouter à ce régime spécifiques des tolérances, dont le but sera de nous aider à survivre au mieux :

- des amidons pour créer de la chaleur : châtaignes, patate douce, pomme de terre, riz 1/2 complet... (éviter le blé et la maïs, très encrassants)

- des protéines pour créer la stimulation nécessaire pour accomplir les tâches que nous impose notre société laborieuse : œufs et coquillages cuits, un peu de fromage, poisson maigre, viande blanche (éviter viande rouge et poisson gras)

En petite quantité et à une fréquence étudiée, propres aux besoins de chacun, ces tolérances sont parfois indispensables. Consommées sans modération, elles vont par contre provoquer toxines et surcharges dans l'organisme, qui fonctionnera moins bien.





4) Pour conclure


Ça, c'est la théorie. Comme toujours, et pour tout, ne croyez personne et testez sur vous !

- Est-ce que vous piquez du nez après avoir mangé ?

- Etes-vous victime de ballonnements ?

- Votre humeur est-elle égale et sereine ?

- Avez-vous des symptômes physiques gênants, désagréables, récurrents ?


Soyez aussi conscient que la qualité de votre digestion dépend de plein d'autres facteurs, que la Naturopathie Vitaliste prend aussi en compte :

- les combinaisons alimentaires (et non, on ne peut pas tout mélanger n'importe comment ! Là aussi, il y a des lois biologiques...)

- état émotionnel lors du repas

- mastication

- activité physique

- stress

- plaisir visuel et gustatif...


Mais tout ça, on en parlera une prochaine fois ! ;)

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